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Ce mardi 9 janvier, ARTE rediffusait un documentaire intitulé « Sonita Alizadeh, le rap contre le mariage forcé ». Un reportage éponyme qui raconte comment une jeune femme afghane tente de dénoncer les traditions patriarcales à sa façon.

« Moi, je crie, au lieu de la fermer. Je cris à cause de mes blessures. Mon corps est plein de meurtrissures, couvert d’étiquettes de prix. Je suis une enfant, je n’ai que 15 ans. Et pourtant, les hommes demandent à m’acheter« . Ces paroles sont extraites de la vidéo « Brides… for sales » (mariées à vendre). C’est un rap engagé, destiné à défendre la cause de milliers de fillettes victime de mariage forcé en Afghanistan.

Une cause que défend Sonita Alizadeh. Une jeune femme de 22 ans qui a pour habitude de dénoncer les traditions patriarcales à travers le Rap. Tatouée d’un code barre sur le front, Sonita souhaite parler de ces « filles que l’on vend ».

C’est donc dans un morceau de 3 minutes et 43 secondes que la chanteuse prend la parole et dénonce avec des mots puissants ce genre de mariage qu’elle compare avec une transaction commerciale. Elle décrit la condition de ces fillettes que les parents échangent à des hommes contre une somme d’argent. Une tradition perpétuée dans certains endroits du monde.

« Le père qui se lamente la vie est si chère et qu’il doit me vendre au prix le plus cher« . Ce à quoi elle tente de répondre : « Si vous m’aviez dit que vous compteriez toutes mes bouchées, chacun de mes habits, je n’aurais pas mangé. Ni rien avalé, pour ne pas vous coûter. »

« Comme les autres fillettes, on m’a mise dans une cage. J’attends qu’on m’achète. »

Vêtue d’une robe de mariée, elle souligne la violence de ces « époux ». Pour Sonita, ce rap décrit la situation de nombreuses jeunes filles dans le monde entier. « Hélas, elles ne peuvent pas s’exprimer. Moi, j’essaie par le rap d’être la voix de celles qui n’ont pas la chance que j’ai » avait-elle confié à Franceinfo en octobre 2016, à l’occasion de la sortie en salles du documentaire éponyme.

Mais si, Sonita chante avec des mots puissants c’est parce que c’est aussi une partie de son histoire. Un vécu douloureux. Sa mère aurait tenté de la vendre à un mari pour 9.000 dollars, selon le documentaire. Son équipe de tournage décide de lui donner 2.000 dollars. C’est à ce moment que la jeune femme décide de s’éloigner de sa famille et de vivre pleinement son rêve : celui de réaliser son clip.

Née en Afghanistan, elle décide de se réfugier en Iran pendant dix bonnes années puis grâce à la réalisatrice du documentaire, elle part vivre aux Etats-Unis. Loin de son passé, en espérant un meilleur avenir.

 

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