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Du haut de ses 21 ans, Yasmine espère influencer la société en s’engageant pour la paix. À la fois étudiante à Sciences-po et militante pour l’émancipation des jeunes et des femmes, l’Italienne aspire à ce que la société devienne plus égalitaire, même si la discrimination fait partie de son quotidien.

« La discrimination ? Ah, ça, je connais. Depuis ma naissance, je suis discriminée. Cela peut paraitre bizarre mais c’est vrai. Ma famille maternelle a décidé de rompre les liens familiaux car ma mère, italienne, a décidé d’épouser mon père, marocain. Certains oncles et cousins refusent de me parler car je suis issue d’un mariage mixte » confie Yasmine.

La jeune étudiante ne comprend pas comment une famille peut renier l’existence d’un de ses membres en raison d’un choix personnel.

Au-delà de la sphère privée, Yasmine se heurte également à la discrimination au quotidien. Voilée depuis quelques années, sa présence semble parfois déranger quelques personnes. Mais, rien ne l’arrête. Son envie de changer les mentalités est bien plus forte que tous les obstacles mis sur son chemin.

« Chaque seconde, j’appréhende les regards des autres. Je ne suis pas juste un voile. Certains me collent directement l’étiquette de la « voilée » ».

Elle reprend : « Mais, moi, j’ai envie de parler en tant que jeune, en tant que femme, en tant que militante pour les droits de l’Homme. Je veux transmettre un message de paix à travers mon engagement. Je veux construire des ponts là où d’autres bâtissent des murs. Je souhaite inspirer d’autres jeunes femmes et leur permettre ainsi de s’émanciper à travers l’éducation. Car de toute évidence, nous, les jeunes et nous les femmes, sommes une minorité dans la sphère décisionnelle ».

C’est pour cette raison que Yasmine travaille pour l’inclusion des jeunes femmes dans le processus de paix avec le United Network of Young Peacebuilders (unoy.org)

Pour atteindre son but, Yasmine essaye de participer aux décisions européennes en enchaînant les conférences dédiées aux jeunes européens. D’ailleurs, elle regrette l’absence de personnes issues de l’immigration récente à ces événements pourtant accessibles à tous.

La jeune femme de 21 ans a une explication à ce manque d’investissement : cela est dû au manque de moyens mais surtout de motivation.

« Je rencontre souvent des jeunes issus des quartiers, je pense qu’on ne les motive pas assez, on ne croit pas assez en eux. Ils n’ont pas cet engagement social du moins on ne le ressent pas. Il y a un vrai travail d’éducation et social à faire. »

Pour Yasmine, personne ne peut espérer un changement s’il n’y contribue pas à son échelle. Et la discrimination ne semble pas une excuse solide afin de relâcher les efforts fournis. Elle refuse ce statut de « victime » et préfère agir activement pour que les futures générations n’aient pas à subir ce qu’elle endure.

« Les minorités se sentent souvent mal représentées, mais ce n’est pas en se marginalisant que cela peut changer. Il faut agir. Il faut s’investir davantage ».

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Yasmine a gentiment accepté de faire partager des liens utiles aux étudiants souhaitant participer à des conférences internationales.

– Formations européennes: SALTO-YOUTH.net

– SVE Service de Volontariat Européen: https://europa.eu/youth/volunteering/evs-organisation_en

– Conférences, bourses, stages etc: youthop.com

– Les opportunités du YEL: http://www.younglead.eu

– La bourse scolaire de la Fondation Bouygues: http://www.fondationfrancisbouygues.com

– Ecole d’été au USA: http://fulbright-france.org/fr/espace-bourses-USA/programmes/summer-institutes-student-leaders

L’université d’été au profit des MRE: http://summeruniversties.com

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